Samedi 27 septembre 2008

Sans entrer dans la polémique sur les personnes qui est devenue insupportable, il nous faut nous intéresser au fond et à la forme des motions. Si nous sommes tous socialistes, si nous sommes tous dans une même famille, si le parti a besoin et encore plus demain qu'aujourd'hui de tous ses militants, ces derniers ont le devoir de choisir l'orientation, la politique, qu'ils veulent pour le parti.

Alors il faut, sur le fond, voir les choses de la façon suivante : la motion C de Benoît Hamon est la seule à proposer une rupture nette et une franche opposition au capitalisme financier globalisé qui produit les ravages que l'on sait. Les autres motions au contraire proposent d'aménager le libéralisme sans le remettre en cause ils sont réformistes. Ils comptent encore et toujours sur le retour de la croissance pour vaincre le chômage. Il y a 30 ans, déjà, Raymond Barre expliquait qu'il fallait améliorer la recherche et la formation pour relancer la croissance. Au bout de 30 ans de crise, le pays s'y enfonce de plus en plus et pourtant nous avons géré ce réformisme !

Pouvons-nous encore continuer avec les mêmes analyses et les mêmes discours ? La réponse est non pour être crédible nous devons présenter un nouveau modèle social un modèle socialiste. Sur le fond la motion C apporte les bonnes réponses.

Sur la forme les péripéties, les dissensions, la concurrence interne entre les égos des acteurs des alliances de circonstances vont reproduire la cacophonie. Dès la fin du congrès le cirque reprendra les médias et la droite n’attendent que cela nous aurons Reims en boucle comme nous avons eu La Rochelle.

Pierre Moscovici rejoint Bertrand Delanoë pourtant n'avait il pas dit à la Rochelle « Ce n'est pas avec lui que se trouve la rénovation ». As-t-il renoncé à diriger le parti ? A préparer le terrain pour DSK ? L'axe majoritaire de François Hollande ne s'est pas fait, le futur premier secrétaire sera-t-il issu de sa motion ?

Y a-t-il une véritable cohésion entre Martine Aubry, les partisans de DSK, Arnaud Montebourg, Laurent Fabius. Que penser de la belle phrase de Jean-Christophe Cambadélis, soit Pierre réussit, et je le suivrai, soit il ne réussit pas, et il me suivra. Mais quels effets produira cet éclatement ?

Ségolène Royal en embuscade derrière Gérard Colomb a-t-elle vraiment renoncé à diriger le parti ? Julien Dray qui attendait la dernière minute pour se positionner et choisir la meilleure case vient soutenir la motion E. François Rebsamen actuellement N°2 n'est-il pas à même de prétendre au N°1 ?

Sur la forme la position de la gauche est claire la vraie rénovation du parti est en marche. Benoît Hamon a 41 ans, plein de capacités, il annonce vouloir diriger le parti et établir un véritable projet de gauche, il n'est pas présidentiable. Elle s'unie tandis que la majorité s'éclate, les militants doivent avoir conscience que l'heure n'est plus au libéralisme, à l'individualisme, mais au socialisme et au rôle de l'Etat régulateur.

Le congrès de Reims s'ouvre sur un choix clair :

 - soit le parti continu dans la voie du libéralisme par un consensus mou mal partagé et il va muer en un parti démocrate libéral qui dérivera de plus en plus sur la droite. C'est le voeu de Bayrou, de Sarkozy et de tout le capitalisme financier relayé abondamment par les médias. Les résultats de cette politique sont connus regardez la situation de la sociale démocratie en Europe, regardez le résultat des primaires en Italie : aucun député PS aucun député communiste au parlement. Berlusconi fait ce qu’il veut jusqu’à bafouer la justice.

 - soit il reste socialiste bien à gauche, il choisit la rupture et non pas le réformisme pour : redistribuer les richesses, revoir nos institutions, les rendre plus démocratiques, faire avancer une UE plus forte, plus sociale plus protectrice. 

C'est pour cela que nous devons nous mobiliser voter et faire voter pour la motion C.  

Alain PIEGAY

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Samedi 27 septembre 2008

Le 23 septembre dernier, à la Mutualité à PARIS, lors du Conseil National de synthèse en vue du congrès de REIMS, 6 textes ont été déposés et seront soumis au vote des militants le novembres 2008. 



Motion A - Clarté, Courage, Créativité. Une gauche conquérante pour redonner un espoir à la France : présentée par Bertrand DELANOE, elle regroupe les contribution de François HOLLANDE, Pierre MOSCOVICI et Jean-Marc AYRAULT. 

Motion B - Pôle écologique présentée par Géraud GUIBERT 

Motion C - Un monde d'avance, reconstruire l'espoir à gauche présentée par Benoît HAMON, elle regroupe les contributions de Marie-Noëlle LIENEMANN, Gérard FILOCHE, Marc DOLLEZ,  Pierre LARROUTUROU, Jean-Luc MELENCHON. 

Motion D - Changer à gauche pour changer la France présentée par Martine AUBRY, elle regroupe les contributions de Laurent FABIUS, Marylise LEBRANCHU, Arnaud MONTEBOURG et Jean-Christophe CANBADELIS (contribution Besoin de gauche). 

Motion E - L'espoir à gauche, fièr(e)s d'être socialistes présentée par Gérard COLLOMB, elle regroupe les contributions de Ségolène ROYAL, Gaétan GORCE et Pour la ligne claire. 

Motion F - Socialistes, Altermondialistes, Ecologistes présentée par Franck PUPUNAT

Toutes les motions, les contributions et tout ce qui concerne le  75ème congrès du Parti Socialiste peut être consulté sur le site dédié congrès de REIMS

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Samedi 27 septembre 2008

Dans l'accueillante Maison de quartier de la Fontaine d'Ouche Michel Neugnot a remercié les militants (une centaine) d'être présents pour participer à une assemblée générale du PS de Côte d'Or sur la présentation des contributions. Il leur a souhaité la bienvenue, demandé aux intervenants de s'asseoir à la tribune.

Présenter des contributions le 20 septembre alors que les motions doivent être déposées mardi 23 est pour le moins surréaliste (toutes les fédérations n'ont pas organisé de débat !). 5 minutes et 2 secondes ont été accordées aux 8 intervenants afin de laisser place au débat.

Les contributions présentées ont été les suivantes :

« Donner une cohérence à la gauche et un espoir à la France » présentée par François Hollande intervenant Michel Neugnot

« Clarté, courage, créativité : choisir maintenant pour agir demain » présentée par Bertrand Delanoë intervenant Pierre Pribetich

« Debout la Gauche » présentée par Marc Dolez et forces militantes

intervenant Alain Piegay

« Combattre et proposer » présentée par Ségolène Royal

intervenant François Rebsamen

« Reconquêtes » présentée par Benoît Hamon et Henri Emmanuelli

intervenant Vincent Assante

« Besoin de gauche » présentée par Pierre Moscovici

intervenant Patrick Audard

« Réinventer la gauche » présentée par Jean-Luc Mélenchon et « Trait d'Union »

intervenant Frédéric Pluchon venant de Seine saint Denis

« Urgence sociale » présentée par Pierre Larrouturou

intervenant Guy Sassier  

1)Pour François Hollande il faut être contre le sarkozysme sans vouloir avoir réponse à tout, nous devons présenter un projet de société qui doit permettre :

 -D'endiguer la violence qui se développe de plus en plus.
 -Prévoir l'allongement de la vie et les problèmes que cela entraîne pour la société.
 -Maîtriser humainement l'immigration.
 -Définir l'ordre international.
 -Lutter démocratiquement contre la présidentialisation de nos institutions.
 -Redéfinir un projet européen.
 -Rassembler la gauche autour du PS parti dominant.

2) Pour Bertrand Delanoë

Il annonce clairement que le PS est un parti réformiste.
 -Veut une alliance à gauche sans le Modem.
 -A
ccepte le projet européen tel qu'il est.
 -Veut créer les conditions de la croissance pour redonner du pouvoir d'achat.
 -Veut se dégager de la politique étrangère de Sarkozy et Bush.
 -Veut introduire de la démocratie dans le parti et redynamiser un parti de militants.

3) Marc Dolez

 -Changer la donne à gauche pour reconstruire une gauche digne de ce nom qui face à la droite soit à la hauteur de ses responsabilités et puisse répondre aux attentes de millions de citoyens.
 -Reconstruire un parti authentiquement socialiste en faisant l'inventaire de nos échecs, de nos renoncements, de nos faiblesses idéologiques.
 -Le socialisme reste une idée neuve pour lier la question sociale et la question idéologique.
 -Il faut réintroduire le contrôle des services publics sur les moyens de production les plus stratégiques pour le bien commun le partage des richesses rien n'est plus urgent que de reconstruire une idée de rupture avec le capitalisme.
 -Rien ne pourra se faire en France et en Europe sans le respect de la souveraineté populaire.
 -L'enjeu du congrès est de reconstruire un parti qui crée dès que possible une véritable alternative à gauche capable de rompre avec les logiques libérales.

4) Ségolène Royal

Tous les socialistes sont pour :

 -Le pouvoir d'achat, pour les droits des travailleurs, pour réduire le temps de travail, pour la retraite, l'efficacité fiscale etc.
 -Il n'y a pas de différences majeures entre nous, nous voulons tous la même chose ; les différences sont dans les nuances.
 -Il faut faire du socialisme une force neuve de ce siècle, le parti doit être grand, fort, porteur d'espoir, il doit être décentralisé.
 -Il faut inventer de nouvelles formes de militantisme et faire participer l'ensemble de la société au fonctionnement du parti.
 -Les militants devront être respectés.
 -Il faut fédérer la gauche et attirer les démocrates.
 -Il faut mettre l'économie au service de l'humain, rééquilibrer les rapports de forces entre le capital et le travail.
 -Le candidat devra être désigné par des primaires.

Malgré tout le talent de François, on ne peut concevoir qu'il n'y ait pas de clivages entre militants
.

5) Benoît Hamon Henri Emmanuelli

- Il faut arrêter la peoplisation du parti l'exemple de La Rochelle est désastreux les amphis étaient pleins les militants travaillaient beaucoup et bien. Les journalistes qui ont bien entendu saisi l'opportunité qui leur était offerte n'en ont pas rendu compte mais ont fait leur miel des rencontres et des alliances de circonstances du moment. Le congrès ne peut être à nouveau peoplisé.
 -Les divergences au sein du parti sont profondes elles présentent un véritable clivage qui doit être débattu. Sur le fond le congrès doit porter essentiellement sur ces points car il y a un sérieux risque de scission.
 -Dans la fidélité à notre histoire, au contrat social nous proposons une ligne franchement orientée à gauche, une ligne de rupture avec le libéralisme, l'objectif n'est pas d'être majoritaire seul mais de rassembler sur nos conviction une majorité qui acceptera des compromis.
 -Nous devons rassembler le parti sur cette ligne puis établir un programme clair pour rassembler et créer une dynamique de toute la gauche.
 -Il faut refuser les alliances avec le centre.

6) Pierre Moscovici

Le congrès ne doit pas porter sur le choix du présidentiable c'est la base du dépôt de cette contribution.

 -Il faut absolument refuser la présidentialisation du parti.
 -Il faut définir un nouveau modèle de développement
 -Promouvoir l'égalité réelle
 -Réaffirmer l'engagement européen
 -Reconstruire le parti socialiste qui a pris du retard. Le rendre incontournable en l'ancrant dans la sociale démocratie.
 -Redéfinir la démocratie à l'intérieur du parti

7) Jean-Luc Mélenchon

Il ne faut pas se voiler la face les divergences existent et elles sont fortes elles portent sur le type de socialisme et de société que nous voulons, sur les alliances que nous sommes prêt à assumer ou pas.

Les points à clarifier :

- sommes-nous d'accord sur l'Europe alors que le TCE a été rejeté par La France, les Pays Bas et l'Irlande par des votes sans appel. Pour nous le traité de Lisbonne est caduc nous ne voyons qu'un moyen pour sortir de cette impasse créer une constituante européenne.
-Afghanistan : sommes nous d'accord pour retirer nos troupes d'une guerre qui ne dit pas son nom, qui fait de nos soldats des supplétifs des USA dans une guerre qui est la leur et non la nôtre.
- Sommes-nous d'accord pour la réintégration de nos forces dans l'OTAN
- Sommes-nous d'accord sur le partage des richesses.
- Sommes-nous d'accord sur les alliances politiques
- Sommes-nous d'accord sur le rôle de l'Etat
- Nous ne sommes pas d'accord sur les primaires pour la désignation du candidat de la gauche l'exemple de l'Italie est remarquable aucun député communiste aucun député socialiste au parlement !

Tous ces points doivent être tranchés il y a bien de grosses divergences de fond le parti doit il être accompagnateur du libéralisme ou doit il proposer des solutions socialistes en rupture avec le néolibéralisme nous voyons tous les résultats de ce qu'est devenue la sociale démocratie en Europe.

8) Pierre Larrouturou

Sa contribution se veut transversale elle n'est pas déposée pour prendre le pouvoir mais pour informer. Chacun doit se reconnaître dans ces propositions il faut dire que les chiffres donnés sont incontestables et que les solutions proposées vont dans le sens du socialisme et chacun devrait s'y retrouver dans ses propositions. 

La parole est à la salle : 

-Colette Popart prend la parole en premier elle attaque sur la parité dans le parti et fait remarquer à juste titre qu'il n'y a que des hommes pour présenter les contributions. Elle en profite pour nous ressortir le débat suranné de la défaite de 2007 parce que la candidate était une femme et non pas parce qu'il y a eu des erreurs. Facile pour éviter l'inventaire. Ensuite elle met en cause d'une façon à peine voilée Pierre Pribetich en lui faisant remarquer qu'il ne devrait pas critiquer l'alliance avec le Modem puisqu'il s'est présenté aux municipales sur une liste où figuraient des personnalités du Modem local.

-D'autres intervenants de Dijon sont intervenus plus fortement contre lui en lui faisant le même reproche ; le sujet de la discorde est son soutien à la contribution de Bertrand Delanoë.

-Un camarade de Beaune demande pourquoi Jean-Luc Mélenchon est-il encore au PS !

-d'autres interventions plus consensuelles ont été faites.

 La parole a été redonnée à la tribune :

-Pierre Pribetich a répondu en premier il est sorti de ses gonds et a ressorti des épisodes douloureux qui se sont déroulées à la section de Dijon, laissant la salle glacée.

-Je suis intervenu tout de suite après pour dire que j'étais fier de défendre « Debout la Gauche », que les intervenants à la tribune avaient produit de bons débats et qu'il était inadmissible de s'en prendre aux personnes de cette façon. Le parti a besoin de se rassembler et non pas d'exclure il a besoin de tous ses militants. Le débat de fond doit être tranché soit nous restons un parti socialiste soit nous devenons un parti social-libéral pour accompagner le néolibéralisme en faisant du Sarkozysme de gauche. J'ai précisé que le congrès appartenait aux militants et qu'ils auront à trancher. J'en ai profité pour terminer la fin de mon intervention (elle était un peu longue pour passer en une fois) ce que très gentiment Michel m'a fait remarquer.

Frédéric Pluchon a répondu que si Jean-Luc n'avait pas sa place au PS il fallait l'exclure. Il a rappelé que les socialistes ont voté majoritairement non au TCE comme l'ensemble des français. Il a également confirmé que les divergences sont bien là et qu'il faudra trancher.

-Patrick Audard a précisé que la démocratie dans le parti doit être revue, si les militants ne sont pas impliqués dans les décisions comme l'alliance avec le Modem sans en avoir débattu il faut s'attendre à avoir un dysfonctionnement. Et de conclure que nous sommes tous sociaux démocrates.

-Michel Neugnot a conclu cette AG en demandant aux militants de se respecter et surtout d'aller voter lors des différentes échéances électorales prévues lors du congrès et après.

En conclusion les attaques de personne de la part des Ségolénistes n'augurent rien de bon pour le congrès. Leur débat porte toujours sur la forme et non sur le fond, dire qu'il n'y a pas de divergences, proposer des primaires en est la meilleure preuve. Nous devons défendre les idées et le socialisme que nous voulons à titre personnel c'est ce que je continuerai de faire. Je souhaite évidement une motion de gauche à 5 la situation économique actuelle nous donne encore plus raison chaque jour, mais il est bien évident aussi qu'il faudra trancher si nous n'arrivons pas à rassembler sur nos valeurs (celles des contributions les plus à gauche). 

Alain PIEGAY
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Dimanche 21 septembre 2008

Les  résultats des élections sénatoriales de ce dimanche 21 septembre ont non seulement confirmé la poussée mécanique de la gauche et du PS due à ses bons résultats aux régionales de 2004 et aux dernières élections locales de 2008 mais ils sont plus importants que ce que tous les observateurs annonçaient.

En Côte-d'Or, cela se traduit par les victoires de François PATRIAT et de François REBSAMEN : 2 sénateurs socialistes dans le département, du jamais vu depuis 1948.

La défaite de Dominique PAILLE, porte-parole de l'UMP et localement celle de Louis de BROISSIA montrent bien, malgré les dénégations des responsables nationaux du parti du président, une certaine forme de crainte des élus locaux devant la casse des services publics et le désengagement de plus en plus grand de l'Etat sans contreparties financières.

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Dimanche 21 septembre 2008

Chers camarades militantes militants

Je suis avec vous pour présenter la contribution Debout la Gauche présentée par Marc Dolez et Forces Militantes je vais tenter d'être à la hauteur. Vous avez lu la contribution, elle repose sur notre conviction qu'il y a urgence à changer la donne à gauche, que nous devons reconstruire une gauche digne de ce nom :

         - qui, face à la droite, soit à la hauteur de ses responsabilités.

         - qui puisse répondre aux attentes et espoirs de millions de citoyens.

Notre contribution indique les bases sur lesquelles il est possible de créer une nouvelle force politique à gauche à partir notamment du sursaut militant que nous appelons de nos vœux lors du prochain congrès du P.S.

1 Notre tâche est de participer à la reconstruction d'un parti authentiquement socialiste qui réponde en profondeur aux attentes des salariés et de tous ceux qui subissent la politique de casse sociale de la droite. Mais l'état de notre parti, le parti de Jaurès, est tel que cette reconstruction ne pourra se produire qu'à la suite d'une « insurrection militante » sur des bases idéologiques clarifiées.

2 L'avenir ne peut se bâtir sans faire, au préalable, l'inventaire sans concession de nos échecs, de nos renoncements, de nos faiblesses idéologiques, y compris dans la période où nous étions au pouvoir. Notre Parti est profondément malade, de plus en plus coupé du peuple et du mouvement social.

3 En ce début de XXIème siècle, le socialisme reste cette idée neuve qui voit se rejoindre dans l'urgence la question sociale et la question écologique. Le contrôle public des moyens de production les plus stratégiques pour le Bien Commun, le partage des richesses, l'arrêt de la course au profit, l'internationalisme demeurent des fondamentaux toujours vivaces. Rien n'est plus urgent aujourd'hui que de reconstruire une idéologie de rupture avec le capitalisme.

4 Dans la situation actuelle, la priorité des socialistes, face à l'urgence sociale, devrait être de soutenir les mobilisations en cours et d'avancer des mesures propres à répondre aux besoins des citoyens : revalorisation du pouvoir d'achat, défense des droits des salariés, défense du droit à une retraite décente, pérennisation de la protection sociale, revendications de la jeunesse, soutien aux sans papiers, défense de l'enseignement public et laïque, droit au logement, développement des services publics,..., voilà les thèmes sur lesquels on attend du PS qu'il soit combatif, concret et imaginatif.

5 Rien ne pourra se faire en France et en Europe sans la souveraineté populaire et sans l'implication des citoyens pour leur permettre de peser de tout leur poids dans la conduite d'une politique alternative. Il appartient donc à ceux qui ne se résignent pas au déclin de redresser la tête et de faire entendre leur voix.

I - L'enjeu du Congrès n'est donc pas :

                   - de pré designer un candidat,
                   - d'écrire un nouveau projet,
                   - de dresser un catalogue de propositions pour...2012 !

 mais de reconstruire un parti :

- qui, face à une offensive antisociale sans précédent, mette tout en œuvre pour faire front contre la droite et le patronat, et offre un débouché aux luttes.

- qui crée dès que possible (sans renvoyer à 2012) les conditions d'une véritable alternative à gauche, d'un gouvernement qui rompe enfin avec les logiques libérales.

L'état du Parti est tel que, pour réussir, nous appelons à une véritable «insurrection militante».                   

II - Sur quelles bases reconstruire ?

Pas de reconstruction crédible sans inventaire préalable (et sans concession) de la période où la gauche a été au pouvoir (analyse du 21 avril 2002, sanction de son impuissance politique).

Retrouver « l'authenticité socialiste » (F. Mitterrand)

* Le socialisme reste une idée neuve et nous ne renonçons pas à un autre mode d'organisation sociale.

* Rien n'est plus urgent que de reconstruire une idéologie de rupture avec le capitalisme et nous appelons à une « nouvelle synthèse Jauressienne » pour intégrer le meilleur de la tradition du mouvement ouvrier et des combats républicains avec les nouvelles problématiques de contestation du capitalisme. La question sociale est désormais indissociable de la question écologique.

* Dans cette perspective, cela passe dans l'immédiat par un autre partage des richesses qui rende au travail ce qu'il a perdu au profit du capital. Lorsque la France fait un point de croissance la richesse augmente de 18 milliards d'€. Dans cette richesse produite appelée le PIB 10 points ont été pris aux salaires par les profits financiers, soit entre 148 et 160 milliards d'euros.

Face à l'urgence sociale, nous devons soutenir les mobilisations en cours et avancer des mesures concrètes :

* pour augmenter les salaires (SMIC : 1500€ nets/mois)
* pour lutter contre les licenciements
* pour défendre le droit à la retraite à taux plein et à 60 ans
* pour défendre les services publics etc. sachant que toutes les lois antisociales et liberticides de la droite devront être abrogées.            

Face à l'urgence démocratique, rétablir la souveraineté populaire :

Rien ne pourra se faire en France et en Europe sans l'implication des citoyens.

* rupture avec la Vème république : nous voulons une VIème république sociale, laïque et parlementaire.
*rupture totale avec le modèle actuel de construction européenne
- respect du vote fondateur du 29 Mai 2005 et du vote Irlandais : le traité de Lisbonne est caduc.
- urgence à construire un projet alternatif avec toutes les forces progressistes et antilibérales en Europe.

Nous avons beaucoup de convergences avec la motion « réinventer la gauche » (J.L Mélenchon) et avons décidé de faire une motion commune pour représenter la gauche du Parti. Nous souhaitons que d'autres contributions puissent s'y associer, dans une totale clarté politique. 

Que la gauche soit debout dans le parti nous le souhaitons tous pourtant l'image que le parti projette actuellement sur nos électeurs, nos sympathisants et même sur les militants n'est pas bonne. Jamais pourtant le pays n'a eu autant besoin d'une gauche socialiste forte, jamais la demande sociale est aussi criante. Notre devoir de militants est de rapporter cette demande et de la concrétiser dans nos choix. Certaines contributions comptent encore et toujours sur le retour de la croissance pour vaincre le chômage. Il y a 30 ans déjà, Raymond Barre expliquait qu'il fallait améliorer la recherche et la formation pour relancer la croissance. Au bout de 30 ans de crise, est-ce qu'on peut encore continuer avec les mêmes analyses et les mêmes discours ? La réponse est non pour être crédible nous devons présenter un nouveau modèle social un modèle socialiste.

Pour conclure il ne doit pas y avoir de querelles sur les hommes. Le congrès appartient aux militants avant de voter nous nous avons le choix entre deux objectifs : soit transformer le parti en un parti démocrate libéral mode USA en prenant le risque d'ouvrir un très large boulevard sur sa gauche à Besancenot et d'autres, chez qui les électeurs ne manqueront pas de se précipiter, ou de renforcer un parti socialiste capable de gouverner et de fédérer toutes les gauches. C'est à nous de choisir et d'en assumer les conséquences. Mais surtout après nous ne devons pas nous plaindre d'entendre les électeurs nous reprocher que le PS n'est plus socialiste, qu'ils ne nous font plus confiance et ne votent plus pour nous. Faut il rappeler que Léon Blum à conquis le pouvoir et mis en place des mesures très avancées, à l'époque ce n'était pas plus facile qu'aujourd'hui, il en a été de même pour François Mitterrand. Ils ont gagné parce qu'ils ont proposé la rupture et non pas le réformisme accompagnateur d'un système qui produit les inégalités et les ravages sociaux que subissent les salariés. Ils ont gagné parce que le socialisme est une idée juste une idée neuve et qu'ils ont eu le courage politique ce qui nous manque le plus aujourd'hui.

                                                                                                             Alain PIEGAY

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Dimanche 21 septembre 2008

Ce samedi 20 septembre, dans l'accueillante Maison de quartier de la Fontaine d'Ouche, ils étaient une centaine à avoir répondu au secrétaire fédéral pour participer à une assemblée générale*  des militants sur les contributions.

Date surprenante, que n'a pas manqué de souligner Pierre PRIBETICH, à seulement 3 jours du dépôt des motions mais justifiée par François REBSAMEN en raison des élections sénatoriales ! 

Successivement, et dans l'ordre de leur publication, Michel NEUGNOT, Pierre PRIBETICH, Alain PIEGAY, François REBSAMEN, Vincent ASSANTE et Patrick AUDART, réunis à la tribune, devaient défendre respectivement les contributions « Donner une cohérence à le Gauche et un espoir à la France » (F. HOLLANDE), « Clarté, courage, créativité : choisir maintenant pour agir demain » (B. DELANOE), « Debout la Gauche » (M. DOLEZ), « Combattre et proposer » (S. ROYAL), « Reconquêtes » (B. HAMON et H. EMMANUELLI) et « Besoins de Gauche » (P. MOSCOVICI). Puis un jeune camarade, Frédéric, venu du 9-3, a présenté la contribution « Réinventer la Gauche » (J-L MELENCHON) et un camarade de Dijon devait présenter « Urgence sociale » (P. LARROUTUROU).

Il n'est bien sûr pas question ici de relater in extenso les huit interventions.

S'en est suivi un débat au cours duquel un souhait est revenu à plusieurs reprises : qu'il soit tenu compte du vote des militants, certes, mais qu'il soit aussi tenu compte tout simplement des militants . 

* Initialement prévue le 15 septembre dans la salle Camille CLAUDEL

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Samedi 6 septembre 2008
Après l'épisode de La Rochelle, Arnaud MONTEBOURG, qui a participé à la rédaction de la contribution « Besoin de gauche » présentée par Pierre MOSCOVICI,  lance un appel aux Rénovateurs

Gérard
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Samedi 6 septembre 2008

Après l'université d'été de La Rochelle, les appels à l'unité se multiplient.

François Rebsamen, Vincent Peillon, Julien Dray et des premiers secrétaires fédéraux du Parti Socialiste viennent de lancer un appel  "Faire gagner le Parti Socialiste".

Vous pouvez le signer en envoyant un mail à  laurent.grandguillaume@wanadoo.fr

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Samedi 6 septembre 2008

Mardi nous avons tous souhaité une motion clairement de gauche, nos camarades de la MARNE lancent cet appel il est instructif, à vous de juger.
 Appel solennel pour l'unité autour d'une orientation résolument de gauche 

Alain

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Samedi 6 septembre 2008

De quoi est né le socialisme ? De la révolte de tous ces sentiments blessés par la vie, méconnus de la société. Le socialisme est né de la conscience de l'égalité humaine, alors que la société où nous vivons est toute entière fondée sur le privilège. Il est né de la compassion et de la colère que suscitent en tout cœur honnête ces spectacles intolérables : la misère, le chômage, le froid, la faim, alors que la vie de chaque homme devrait être garantie par tous les autres. Il est né du contraste, à la fois scandaleux et désolant, entre le faste des uns et le dénuement des autres, entre le labeur accablant et la paresse insolente. Le socialisme est une morale autant qu'une doctrine. Sa doctrine est économique plutôt que politique. Parce que l'analyse que nous pouvons vérifier établit précisément que les faits économiques c'est-à-dire les formes de la propriété, les phénomènes de production, d'échange et de distribution des denrées, dominent de plus en plus l'évolution des sociétés modernes, gouvernent de plus en plus leurs institutions et leurs rapports politiques. Refuser l'ordre des choses. On est socialiste à partir du moment où l'on a considéré ce fait essentiel : le patronat et le salariat s'engendrant l'un l'autre et s'opposant l'un à l'autre, à partir du moment où l'on se refuse à accepter ce fait comme nécessaire et éternel, à partir du moment où l'on a cessé de dire : « Bah ! c'est l'ordre des choses ; il en a toujours été ainsi, et nous n'y changerons rien », à partir du moment où l'on a senti que ce soit- disant ordre des choses était en contradiction flagrante avec la volonté de justice, d'égalité, de solidarité qui vit en nous.
 Léon Blum Pour être Socialiste 1919 - extraits.

Ce texte qui est d'une terrifiante actualité. Suite à notre réunion de mardi nous avons tous admis et c'est important que le congrès devait déboucher sur une motion de gauche. Il me semble important de convaincre nos camarades qu'avant de voter les militants doivent réfléchir à la décision qu'ils vont prendre : soit transformer leur parti en un parti démocrate libéral mode USA, en prenant le risque d'ouvrir un très large boulevard sur sa gauche à Besancenot et d'autres, chez qui les électeurs ne manqueront pas de se s'y précipiter ; ou de renforcer un parti socialiste capable de gouverner et de fédérer toutes les gauches. C'est à nous de choisir et d'assumer les conséquences de notre choix. Mais surtout après ne pas se plaindre d'entendre les électeurs nous reprocher que le PS n'est plus socialiste, qu'ils ne nous font plus confiance et ne votent plus PS. Faut il rappeler que Léon Blum à conquis le pouvoir et mis en place des mesures très avancées, à l'époque ce n'était pas plus facile qu'aujourd'hui, il en a été de même pour François Mitterrand. Ils ont gagné parce qu'ils ont proposé la rupture et non pas le réformisme accompagnateur d'un système qui produit les inégalités et les ravages sociaux que subissent les salariés. Ils ont gagné parce que le socialisme est une idée juste, une idée neuve et qu'ils ont eu le courage politique. C'est ce qui nous manque le plus aujourd'hui.

Alain

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